Excursions
La Rebarme et Mont de la Barme
T5-, 17.1 km, 7h30, +1460 m
La Rebarme et le Mont de la Barme sont deux sommets méconnus et peu fréquentés, nichés à l'ombre de deux géants bien plus célèbres: la Dent de Fenestral et la Dent d'Emaney. Un itinéraire serpentant à travers de jolis alpages préservés, des crêtes minérales et des forêts parfois denses permet de les découvrir. Long et parfois exigeant, ce parcours récompense tous les efforts par de superbes points de vue sur le toit de l'Europe ainsi que par des panoramas grandioses sur les glaciers et les sommets emblématiques des Alpes valaisannes.
Le Fou, Pointe de Champ Ferret, Dents Rousses et Mont Gond
T5, 18.1 km, 8h30, +1710 m
Le Mont Gond, avec ses 2669 mètres d'altitude, domine la vallée de Siviez, au sud de Nendaz, et offre un panorama remarquable sur les cimes environnantes. Si son sommet nord (P. 2667) attire chaque été de nombreux randonneurs, le véritable point culminant, plus technique et engagé, reste un joyau peu fréquenté. Cet itinéraire propose une magnifique boucle permettant d'explorer ces deux sommets après avoir franchi plusieurs autres pointes isolées. L'aventure débute par l'ascension du Fou, avant de se poursuivre vers la Pointe de Champ Ferret où l'atmosphère devient nettement plus aérienne. Le parcours se dirige ensuite vers les Dents Rousses, pour enfin atteindre la cime du Mont Gond. C'est une expédition longue et sauvage alternant passages hors sentier, crêtes rocheuses et panoramas époustouflants sur les Alpes valaisannes.
Tête de l'Herbette, Vanil Noir, Vanil de l'Ecri et Pointe de Paray
T5, 11.7 km, 7h45, +1540 m
Le Vanil Noir, avec ses 2389 mètres d'altitude, est le plus haut sommet du canton de Fribourg. Il se dresse au cœur d'une vaste réserve naturelle où une faune alpine remarquable, composée notamment de bouquetins et de chamois, a élu domicile. Bien que son ascension soit techniquement exigeante et comporte de nombreux passages aériens, ce sommet attire néanmoins une foule considérable de randonneurs. À proximité, le Vanil de l'Ecri, presque aussi élevé que son voisin, ainsi que la Pointe de Paray offrent la possibilité d'enchaîner ces trois cimes lors d'une traversée spectaculaire. Elle combine des panoramas époustouflants, s'étirant des Alpes jusqu'au Jura, avec la découverte d'un terrain varié, alternant entre arêtes aériennes et alpages verdoyants.
Prabé et Pra Roua
T5, 10.0 km, 7h00, +1350 m
L'épaule sud du Wildhorn, qui s'étire jusqu'à la vallée du Rhône, est parsemée d'une série de sommets rarement fréquentés, à l'exception notable du Prabé. Si un sentier balisé y conduit, une alternative plus sauvage, idéale pour les aventuriers en quête de tranquillité, permet également de l'atteindre. La suite de la traversée, qui mène au sommet de Pra Roua, se caractérise par un parcours aérien et exposé, réservé aux randonneurs aguerris. Cette randonnée exigeante est largement récompensée par des panoramas spectaculaires et, avec un peu de chance, par la possibilité d'observer la grande faune alpine.
Planachaux et Dent de Corjon
T5+, 16.8 km, 7h45, +1505 m
Planachaux et la Dent de Corjon sont deux sommets plutôt "modestes" des Préalpes. Le premier présente une croupe gazonnée, tandis que le second, défendu par des versants abrupts, surplombe la frontière vaudoise avec une âme authentiquement fribourgeoise. Il est tout à fait possible d'enchaîner ces deux cimes lors d'une traversée sauvage et exigeante entre Rossinière et Allières. Le passage clé, un couloir presque vertical et bien exposé, donne des sueurs froides qu'on met du temps à digérer. Il s'agit d'une randonnée réservée aux randonneurs et randonneuses au pied sûr qui aiment tracer loin des foules, et la récompense est au rendez-vous avec de superbes panoramas.
L'Aubonne, le Boiron, la Morges: au fil de trois rivières
T1, 29.5 km, 8h15, +785 m
L'Aubonne, le Boiron et la Morges sont trois rivières romandes. Une longue randonnée, techniquement facile, remonte le cours de l'Aubonne jusqu'à ses résurgences situées aux abords de Bière, un lieu où les sources vauclusiennes font danser les petits cailloux dans un ballet aussi mystérieux qu'hypnotique. Plus loin, après avoir traversé des prairies et des forêts, on découvre également les sources, tout autant fascinantes, du Boiron. S'ensuit alors une longue traversée de la Côte orientale, permettant de rejoindre les rives ombragées de la Morges, que le sentier suit jusqu'à la ville homonyme établie au bord du Léman. Alternant vergers en fleurs, forêts apaisantes, curiosités karstiques et résurgences vauclusiennes, cette longue marche offre une belle évasion au cœur de l'arrière-pays vaudois.
Pointe du Prélèt et Pointe du Tsaté
T5- à cause de quelques courts passages en II, 18.5 km, 8h15, +1650 m
Dans les hauteurs alpines, une impressionnante arête s'étire et marque la frontière naturelle entre le Val d'Hérens et le Val de Moiry. Une superbe mais exigeante traversée permet de parcourir environ trois kilomètres de cette crête sauvage, en allant du Col de Torrent à la Pointe de Tsaté via la Pointe du Prélèt. S'y aventurer demande non seulement du sens de l'orientation, mais aussi une certaine assurance dans les passages escarpés et des connaissances de base d'escalade. Tous les efforts sont amplement récompensés par des panoramas saisissants, dominés par la beauté des glaciers et la fière silhouette des 4000 valaisans qui se dressent dans toute leur majesté.
Gratflue et Wandflue
T4, 13.3 km, 6h15, +1380 m
Les Gastlosen forment un majestueux chaînon montagneux long d'environ 12 km, qui dessine une frontière naturelle entre les cantons de Fribourg et de Berne. Cet alignement d'aiguilles calcaires spectaculaires et vertigineuses constitue l'un des sites d'escalade les plus renommés de Suisse occidentale. Leurs parois verticales, pouvant atteindre par endroits la hauteur impressionnante de 400 mètres, offrent un véritable terrain de jeu aux grimpeurs et aux alpinistes. Parmi les 61 sommets que compte le massif, la grande majorité reste hors de portée des randonneurs. Toutefois, dans la partie septentrionale, la Gratflue et la Wandflue font figure d'exceptions, car leur ascension reste techniquement abordable sans exiger le moindre matériel. Un itinéraire exigeant, où parfois il n'y a pas de sentier, permet de conquérir ces deux belvédères aux panoramas impressionnants.
La Palette, Floriette et Arnehore
T3+, 9.0 km, 3h45, +745 m
À la frontière entre les cantons de Vaud et de Berne, les sommets de la Floriette et de l'Arnehore préservent une aura sauvage, à l'écart de l'animation de leur voisin plus fréquenté, la Palette. Si cette dernière cime se rejoint aisément par un chemin balisé, les deux autres ne se révèlent qu'à celles et ceux qui osent suivre une sente discrète, parfois raide et toujours plus exigeante. Les gravir tour à tour, c'est composer un triptyque alpin où chaque sommet dévoile sa propre lumière et offre un belvédère à la fois semblable et unique.
Le Biolet, Brecaca et Gummfluh
T5, 17.8 km, 8h45, +1730 m
La Gummfluh est le plus haut sommet du massif calcaire du même nom, se dressant fièrement au cœur des Alpes vaudoises. Ses falaises abruptes, impressionnantes, défient le regard et semblent inaccessibles, et pourtant un sentier discret, sécurisé par des câbles et quelques cordes, s'insinue avec élégance dans la face sud. Cette randonnée alpine spectaculaire mène au point culminant par un itinéraire sauvage, riche en contrastes, en passant d'abord par Le Biolet, puis par les trois pitons du Brecaca. Des prairies d'alpage aux parfums subtils jusqu'aux crêtes effilées, en franchissant des ressauts rocheux exigeants et en découvrant des panoramas vertigineux, ce parcours offre un condensé fascinant des multiples visages des Préalpes.
Le Grammont par le Tombeau des Allemands
T5, 9.7 km, 6h15, +1400 m
Le Grammont est un sommet emblématique du Chablais valaisan qui domine majestueusement le Léman de ses 2172 mètres. Son panorama spectaculaire n'est plus un secret et attire chaque année des foules de randonneurs empruntant la voie normale via Taney et le Col des Crosses, un parcours aussi populaire que monotone. Pourtant, des alternatives moins connues existent, comme le mystérieux Tombeau des Allemands, un itinéraire réputé dangereux et rarement parcouru. Ce passage exposé, désormais sécurisé, traverse une falaise abrupte pour déboucher dans le couloir du Pecheu. Emprunter cet itinéraire singulier, qui serpente à travers une végétation sauvage, offre une aventure à part entière et donne l'occasion de découvrir des sentiers oubliés.
Tête à Vincent et Dent de Bonavau
T5+ avec des passages en I-II, 13.5 km, 4h30, +1540 m
La Dent de Bonavau est un sommet situé dans le prolongement naturel des célèbres Dents Blanches. Isolée et bien reconnaissable, elle surplombe fièrement le village de Champéry et dévoile un panorama à couper le souffle sur l'ensemble de la vallée. Malgré son attrait indéniable, elle est relativement peu fréquentée, en raison de l'absence de sentier balisé menant à son sommet. Seulement les randonneuses et randonneurs aguerris, prêts à franchir des éboulis instables et à affronter des passages techniques, exposés et vertigineux, peuvent espérer goûter à une solitude rare tout en s'imprégnant d'un environnement montagnard authentique et grandiose, niché au cœur du massif des Alpes valaisannes.
Bec de la Montau et Le Crepon Blanc
T4+ avec des passages en I-II, 12.4 km, 6h15, +1400 m
Le Bec de la Montau est un sommet mineur qui fait partie de la longue crête séparant le Val de Nendaz du Val d'Hérémence. Son ascension, hors des sentiers battus, entraîne à travers une succession de paysages sauvages, d'éboulis instables et de passages aériens impressionnants. L'itinéraire se poursuit ensuite jusqu'au sommet du Crepon Blanc, en longeant la crête discrète et sinueuse des Louettes Econdouè. Cette aventure promet non seulement des panoramas grandioses, mais aussi, avec un peu de chance, quelques rencontres privilégiées avec la faune alpine évoluant dans ces hauteurs.
Dent de Lys en traversée et Folliu Borna
T4+, 14.0 km, 7h00, +1450 m
La Dent de Lys domine la frontière naturelle entre la région des Paccots et la Haute Gruyère. Elle attire des cohortes de randonneurs, séduits à la fois par son accès rapide, quoiqu'exigeant, et par son panorama à 360 degrés. Si la plupart empruntent l'itinéraire classique en aller‑retour depuis le col de Lys, on peut également parcourir le sommet en traversée: montée par l'arête nord‑est, puis descente par la voie normale au sud‑ouest. Cet itinéraire varié offre une immersion totale dans la montagne, avec l'occasion d'observer chamois, bouquetins et marmottes, et, avec un peu de chance, on peut aussi apercevoir le ballet aérien d'un vautour fauve, voire d'un aigle royal. En prolongeant l'aventure jusqu'au Folliu Borna, moins fréquenté, on découvre une montagne à la fois secrète et spectaculaire.
Dent de Hautaudon et Le Merdasson
T4, 10.1 km, 5h30, +1000 m
La Dent de Hautaudon se dresse discrètement face au Léman, quelque peu éclipsée par sa grande sœur, la Dent de Jaman, qui ne la dépasse pourtant que de quelques mètres à peine. L'ascension de cette montagne oubliée emprunte d'anciens sentiers, aujourd'hui disparus des cartes topographiques et laissés à l'abandon. Ici, le silence n'est rompu que par le souffle du vent, les chants mélodieux des oiseaux et, parfois, le passage furtif d'un animal sauvage. C'est une randonnée hors du temps, loin de la foule, dans une nature préservée, qui promet de belles découvertes à ceux et à celles qui osent s'y aventurer.
La Routia, Les Ancillons et Ître du Gurry
T3+, 18.3 km, 8h00, +1630 m
En visitant la région de Riddes, en Valais, on ne peut pas ignorer les imposantes falaises du Haut de Cry, qui plongent vertigineusement vers le village de Chamoson. À première vue, l'idée qu'un sentier pédestre puisse s'insinuer dans ces parois énormes semble inconcevable. Et pourtant, un parcours aérien, bien aménagé et sécurisé, permet de gravir La Routia depuis le hameau de Némiaz. L'aventure se prolonge ensuite jusqu'à l'ître du Gurry, en passant par Les Ancillons: une randonnée physiquement exigeante, peu fréquentée, mais bien récompensée par des panoramas à couper le souffle.
Vanil de l'Arche et Vanil Blanc
T4, 10.3 km, 5h00, +1130 m
Le Vanil de l'Arche et le Vanil Blanc sont deux sommets situés à l'extrémité septentrionale de la chaîne montagneuse de la Dent de Lys. Une randonnée hors sentier permet de partir à la découverte de ces cimes en suivant une jolie crête, qui comprend quelques passages techniques. Cet itinéraire aux multiples facettes sillonne le district franc de la Dent de Lys, où la nature règne en maîtresse. Il dévoile non seulement des panoramas époustouflants sur les Préalpes, mais peut aussi offrir, avec un peu de chance, l'opportunité d'apercevoir des animaux sauvages évoluant librement dans leur milieu naturel.
La Routia
T3+, 12.4 km, 5h00, +920 m
En visitant la région de Riddes, en Valais, on ne peut pas ignorer les imposantes falaises du Haut de Cry, qui plongent vertigineusement vers le village de Chamoson. À première vue, l'idée qu'un sentier pédestre puisse s'insinuer dans ces parois énormes semble inconcevable. Et pourtant, un parcours aérien, bien aménagé et sécurisé, permet de gravir La Routia depuis le hameau de Némiaz.
Saut du Doubs, Lac de Moron et Roches du Moron
T3, 24.8 km, 7h45, +995 m
Les gorges du Doubs, entaille spectaculaire de 35 kilomètres de long creusée par la rivière éponyme, s'étendent des Brenets à Goumois. Elles offrent aux randonneurs une mosaïque fascinante de paysages sauvages et préservés. Le long du parcours, il est possible d'admirer le lac des Brenets, la célèbre cascade du Saut du Doubs, le lac de Moron ainsi que les méandres du Doubs, dont l'aspect change au gré des saisons, entre les crues printanières et les étiages estivaux. Sur le chemin du retour, la traversée des Côtes de Moron offre une succession de panoramas à couper le souffle, dévoilant un nouveau regard sur les merveilles précédemment contemplées à l'aller.
Monts Chevreuils et Planachaux
WT4-, 17.4 km, 7h00, +1040 m
Les Monts Chevreuils, malgré leur nom au pluriel, constituent une charmante colline offrant des vues panoramiques spectaculaires sur la région des Mosses et les sommets du Pays d'Enhaut. Facilement accessible, l'ascension attire autant les amateurs de raquette que de ski de randonnée. Une traversée longue mais diversifiée, dominant le majestueux lac de l'Hongrin, plonge ensuite le randonneur dans une atmosphère qui devient peu à peu plus isolée et sauvage. Une dernière ascension conduit finalement au modeste mais impressionnant sommet de Planachaux, qui récompense l'effort fourni par un panorama exceptionnel s'étendant sur 360 degrés.
La Crevasse et Les Blisiers
WT4-, 11.1 km, 5h15, +850 m
La Crevasse et Les Blisiers, deux sommets discrets, s'élèvent dans les hauteurs de Levron. En hiver, le premier attire de nombreux randonneurs en raison de sa relative accessibilité, tandis que le second, plus sauvage, offre une tranquillité apaisante. L'itinéraire, qui serpente à travers des forêts drapées de neige et d'immenses clairières d'une pureté saisissante, dévoile progressivement des panoramas à couper le souffle, englobant la vallée du Rhône, le Val Ferret, le Val d'Entremont, le massif des Combins, le Val des Bagnes et bien d'autres merveilles alpines.
Floriette
WT3-, 7.8 km, 4h30, +695 m
Floriette, un sommet des Préalpes vaudoises, se trouve à la frontière entre les cantons de Vaud et de Berne. Ce pic s'inscrit dans la chaîne montagneuse qui divise la vallée de l'Etivaz du Saanenland. En hiver, l'accès à ce site enchanteur s'effectue généralement depuis le Col du Pillon, en traversant le vaste plateau d'Isenau. Le sommet offre une vue panoramique absolument imprenable à 360 degrés sur les Alpes environnantes. D'en haut, l'œil peut contempler un paysage grandiose où se mêlent des sommets majestueux, des lacs enneigés étincelants, des forêts denses et profondes, ainsi que des vallées lointaines se perdant à l'horizon.
Gros Châtillon et Croix de Javerne
WT4, 13.4 km, 6h15, +1165 m
La Croix de Javerne, ce majestueux sommet qui surplombe Saint-Maurice, domine fièrement la plaine du Rhône. C'est le premier sommet sur l'arête nord-nord-ouest de la Pointe des Martinets. L'ascension par l'arête nord, en passant par le Gros Châtillon, s'avère être une course extrêmement séduisante. Cette aventure est récompensée par des panoramas à couper le souffle sur les plus hauts sommets des Alpes vaudoises, où se distinguent notamment le Grand Muveran, les Dents de Morcles et le massif des Diablerets. Enfin, au sommet, la récompense ultime consiste en une vue imprenable sur le Mont Blanc et son écrin de glaciers éternels.
Pas de Lovenex
WT3-, 12.9 km, 4h45, +930 m
Le Pas de Lovenex se situe entre la Dent du Lan et le Mont Gardy, au nord de la vaste Montagne de Loz. En hiver, ce magnifique cadre alpin se métamorphose en un sanctuaire d'isolement quasi absolu, offrant un véritable havre de paix, et ce, malgré sa relative proximité avec la civilisation. Dans cet écrin préservé, seuls trois chalets ensevelis sous la neige témoignent de la présence humaine. Aucun bruit ni agitation du monde moderne ne vient perturber l'harmonie de ce lieu enchanteur, accessible en raquettes après avoir traversé le charmant hameau de Taney.
Pra de Cray et Pointe de Cray
T4, 12.2 km, 6h30, +1390 m
Pra de Cray et la Pointe de Cray sont les deux derniers sommets importants situés au sud-ouest du massif du Vanil Noir, s'élevant le long d'une longue crête qui forme une frontière naturelle entre les cantons de Vaud et de Fribourg. Les pentes abruptes qui s'inclinent vers le sud-est peinent à conserver leur manteau de neige. L'ascension de ces deux sommets depuis Château-d'Oex représente une belle randonnée alpine, à la fois accessible et modérément technique, et accessible de début printemps à fin automne. Cette ascension dévoile de superbes paysages s'étendant sur le Pays-d'Enhaut et la Gruyère.
Grand Chavalard en traversée Nord-Sud via les Châteaux
T5, 11.1 km, 6h45, +1360 m
L'ascension du Grand Chavalard, imposante pyramide qui domine le coude du Rhône, offre une randonnée sauvage et variée au royaume des bouquetins et des gypaètes. L'itinéraire, qui conduit successivement au Grand Château et au Petit Château, se poursuit sur l'arête nord où se succèdent de magnifiques défis, alternant passages aériens et points de vue grandioses. Du sommet, le panorama englobe le Valais central, le massif du Mont-Blanc, le Grand Combin et un impressionnant cortège de sommets alpins. Cette boucle, qui traverse des forêts de mélèzes, pentes herbeuses escarpées et crêtes aériennes, met en lumière toute la beauté et la diversité des Alpes valaisannes.
Vanil des Artses, Le Pila et Cape au Moine
T5, 13.1 km, 6h15, +1230 m
La crête qui s'étire entre le Col de Lys et le Col de Jaman est jalonnée de sommets aux formes variées. Parmi eux, le Vanil des Artses se démarque par son allure imposante et ses trois arêtes. Les deux plus accessibles, mais non moins exigeantes, sont l'arête est et l'arête sud-ouest. La première, caractérisée par ses pentes principalement herbeuses, convient parfaitement à la montée. La deuxième, un peu plus technique et aérienne, s'avère idéale pour la descente. Pour prolonger le plaisir, on peut poursuivre l'excursion sur la crête en enchaînant Le Pila et la Cape au Moine. Ces trois sommets offrent une course hors sentiers battus, des panoramas époustouflants et un sentiment de liberté absolue.
Mont de l'Étoile
T4+, 13.5 km, 7h30, +1625 m
Le Mont de l'Étoile est un sommet majestueux situé sur la rive gauche du Val d'Hérens. Il offre une randonnée exigeante à travers d'immenses étendues d'éboulis sans fin. L'absence de sentier et de balisage sur une partie du parcours ajoute une dimension d'aventure à cette ascension, réservée aux randonneurs expérimentés. L'effort est récompensé par un panorama époustouflant sur la Pointe de Vouasson et son glacier, les Aiguilles Rouges d'Arolla, ainsi que sur les géants alpins tels que la Dent Blanche, la Dent d'Hérens et le Cervin.
Pigne de la Lé par l'arête nord-nord-ouest
T5, 9.7 km, 5h15, +1120 m
L'ascension du Pigne de la Lé par l'arête nord-nord-ouest est traditionnellement classée comme une course d'alpinisme, cotée PD. Toutefois, lorsque l'arête est exempte de neige et de glace, présentant des conditions sèches, on peut l'envisager comme une randonnée alpine exigeante, classée T5. Le parcours depuis le Col du Pigne sur cette arête s'avère particulièrement aérien et exposé, avec des passages vertigineux qui nécessitent un pied sûr et une absence totale de vertige. Le sentier, à peine esquissé, se résume à une vague sente parsemée de quelques rares cairns, exigeant une bonne orientation et une capacité à lire le terrain. Cependant, tous les efforts sont amplement récompensés par une vue époustouflante sur les Alpes, considérée comme l'une des plus belles du Valais Central.
Garda Bordon / Garde de Bordon
T4, 14.1 km, 6h30, +1360 m
Garda Bordon est une imposante montagne nichée entre le Val de Moiry et le Val de Zinal. Elle est caractérisée par ses vastes éboulis et ses versants rocheux instables, offrant un défi exaltant aux randonneuses et randonneurs expérimentés. L'ascension par l'arête nord-est, quoique peu fréquentée, est rendue accessible par un sentier bien marqué. Au sommet, les efforts sont récompensés par une vue panoramique à couper le souffle, embrassant l'étendue majestueuse des sommets alpins. La descente, tout aussi sauvage, s'enfonce dans la spectaculaire Comba Rossa, où les roches rougeoyantes contrastent avec le vert des alpages. Ce parcours, ponctué de passages aériens et escarpés, garantit une expérience alpine inoubliable.