Tour du Val Santa Petronilla

Pendant des années je suis passé par Biasca mais je n'avais jamais imaginé que dans les parois qui dominent le village et qui semblent inaccessibles il y a tout un monde à découvrir. Il n'y a pas longtemps j'ai découvert que des chemins tortueux, audacieux et escarpés permettent de visiter le Val Santa Petronilla et ses pâturages. Une randonnée sauvage, pleine d'émotions et de surprises déconseillée aux personnes sujettes au vertige.

Détails du parcours

Région: Tessin.

Point de départ: Biasca (292 m).

Accessible en transport publics: Oui.

Point culminant: Alpe di Tónsgia (1880 m).

Dénivelé positif: 1750 m.

Distance: 13.5 km.

Temps de marche: 08h45.

Difficulté: Randonnée T4.

Date de la course: 12 juillet 2020.


Description

Accès

Accès en voiture

Prendre l'autoroute A2 jusqu'à la sortie Biasca. Suivre les panneaux pour la gare CFF, puis longer Via A. Giovannini où on trouve plusieurs parkings le long de la route.

Accès en transports publics

Biasca est desservi par des trains et des cars postaux. Depuis la gare CFF partir plein N sur Via A. Giovannini.

Préambule

Le soir avant cette randonnée j'étais sur l'autoroute et quand je suis passé à hauteur de Biasca je n'ai pas pu m'empêcher de jeter un coup d'oeil en direction des sommets de Pizzo Magn et Masnàn. Entre les deux, à mi-hauteur, il y a une chute d'eau de plus de 100 mètres de long: la Froda Longa. Ce soir-là, le vent poussait obstinément la cascade en direction N. Le spectacle était tout simplement magnifique.

Ce qui est encore plus impressionnant, c'est la paroi rocheuse qui domine le village. J'ai eu emprunté cette autoroute des innombrables fois, mais jamais je n'avais imaginé qu'il y avait des sentiers qui franchissent cette falaise.

J'ai trouvé l'idée de cette randonnée dans le livre Sentieri alpini Ticino: Escursioni tra Gottardo e Generoso du CAS. Depuis l'autoroute j'ai essayé de comprendre par où passait le sentier (à quelque variante prêt la randonnée était déjà planifiée), mais sans succès. J'étais excité et je me suis dit que la randonnée allait me réserver quelques surprises. Je n'ai pas été déçu!

De Biasca à Santa Petronilla

J'ai garé la voiture sur Via A. Giovannini, pas loin du Supermarché Coop. Un dimanche à sept heures et demie du matin je n'ai pas eu de difficulté à trouver un endroit où laisser la voiture pour la journée.

Sac sur les épaules, j'ai rapidement rejoint l'église San Carlo Borromeo (Saint Charles). En levant les yeux en direction de la montagne on voit l'imposante église Santi Pietro e Paolo (Saints Pierre et Paul) que l'on gagne par un raide escalier en pierre (panneaux jaunes).

Contourner l'église par la droite (ou par la gauche) puis suivre le sentier balisé en blanc–rouge–blanc qui commence derrière (en haut) du vieux cimetière. C'est le début de la Via Crucis, un parcours d'un petit kilomètre qui remonte d'une pente très douce dans une jolie forêt de châtaigniers et qui est jalonné de quatorze chapelles.

Le chemin mène à un beau pont en pierre qui permet de traverser le Ri della Froda (le Ruisseau de la Cascade). Ce cours d'eau prend ses sources quelques 1700 mètres plus haut dans le Val Santa Petronilla, dans le lac de la Froda. L'eau était si calme et limpide que j'avais envie de plonger.

Sur rive gauche on accède à l'Oratoire Santa Petronilla.

De Santa Petronilla à Cantói

En bas de l'oratoire des panneaux blancs indiquent plusieurs directions, dont Negressima. J'ai fait quelques pas puis, devant la chapelle, je suis parti à droite sur un large chemin bien marqué. Après une cinquantaine de mètres j'ai remarqué Albat gravé en rouge dans une pierre. Ce nom ne me disait rien. J'ai donc consulté la carte topographique et je me suis rendu compte que je n'étais pas sur le bon chemin… J'ai donc fait demi-tour, j'ai contourné l'oratoire par la gauche et j'ai suivis une sente, moins marquée, qui longe le cours d'eau.

Après avoir contourné un chalet en pierres (par la gauche ou par la droite) le chemin devient à nouveau plus marqué. La montée est tout de suite raide et il faut s'y habituer car il n'y a pas vraiment de répit. Dans un premier temps on longe le Ri della Froda et ses multiples cascades. À plusieurs endroits j'ai quitté le sentier pour me rapprocher du cours d'eau afin de mieux l'admirer et le photographier, mais il faut bien choisir où faire ces courts détours car les falaises ne sont jamais très lointaines…

L'endroit est très sauvage et il n'y a pas d'indications mis à part quelques anciennes traces de balisage blanc–rouge–blanc complètement délavées. Cela dit le chemin est bien marqué et a été complètement restauré il y a quelques années par la Fondazione paesaggio Valle Santa Petronilla e Valle Pontirone (Fondation paysage Val Saint Pétronille et Val Pontirone). De plus il est très bien entretenu et l'herbe le long du chemin avait été coupée très récemment.

Derrière moi le soleil commençait à illuminer Biasca et j'ai estimé qu'il lui aurait fallu environ une heure pour me rattraper. C'était très bien pour progresser dans la fraîcheur, mais c'était dommage pour les photos…

Après un court passage en forêt j'ai entrevu la Fróda Longa (la Longue Cascade) qui fait plus de 100 mètres de long. Quelques zigzags plus haut on gagne le chalet de Cantòi (vers 650 m d'altitude) depuis où on a une superbe vue sur la cascade.

De Cantói à Alpe Scighignera

À l'approche de Cantòi j'ai commencé à entendre le bruit des deux débroussailleuses. J'ai rapidement rejoint le premier débroussailleur qui nettoyait le chemin d'herbes et plantes. Il avait l'air très pris par son travail, du coup je l'ai juste salué et j'ai poursuivi mon ascension.

Quelques minutes plus tard j'étais au pied d'une falaise. Une large vire remonte dans les rochers. Les alpagistes (c.-à-d. les personnes qui exploitaient les alpages avec des animaux pendant l'été) qui ont construit ce chemin ont installé très ingénieusement des marches en pierre pour franchir intelligemment et avec beaucoup d'élégance l'escarpement.

Sur la vire j'ai eu une pensée pour les pauvres gens qui ont bâti ce chemin par désespoir afin de conquérir des nouvelles pentes et des nouveaux plateaux pour faucher un peu de foin ou laisser paître le bétail. Il n'y a pas si longtemps que ça, les alpagistes transhumaient encore par ce chemin avec chèvres et vaches pour rejoindre les alpages! J'ai pu facilement m'imaginer les petits ruminants grimper sur ces marches creusées dans la roche, mais j'ai eu énormément de peine à visualiser des bovins transiter par-là.

J'ai ensuite rejoint le deuxième débroussailleur avec qui j'ai discuté un moment. Avec son compère ils avaient prévu de nettoyer le chemin depuis Santa Petronilla jusqu'à Negressima (c.-à-d. environ 3 km sur 1000 mètres de dénivelé). Avant de reprendre la marche je l'ai remercié pour le superbe travail effectué!

Le chemin continue son imperturbable ascension en alternant vires aériennes plus ou moins étroites (généralement sécurisées) et sentiers classiques (où le précipice n'est jamais très loin).

Vers 1200 mètres d'altitude le chemin sort de la forêt et pour la première fois après plus de 800 mètres de montée on a une courte descente. Une centaine de mètres plus loin on arrive à Alpe Scighignera (vers 1185 mètres d'altitude, sans nom sur les cartes topographiques). Le chalet en pierre a été construit sur un petit plateau au bord d'une énorme falaise avec une vue imprenable sur Biasca, le Val Leventina et le Val de Blenio.

D'Alpe Scighignera à Negressima

J'ai profité d'un gros caillou à quelques mètres du chalet pour faire une pause tout en profitant de la vue. Le soleil m'a rattrapé au moment que j'ai remis mon sac sur le dos. Bonjour les belles couleurs, aurevoir la fraîcheur.

Juste derrière le chalet on entre dans une forêt de conifères. Le chemin, toujours bien marqué bien que les débroussailleurs ne fussent pas encore passé par là, continue à grimper jusqu'à rejoindre les pâturages de Negressima. L'alpage s'étendent entre 1400 et 1560 mètres d'altitude environ et compte une demi-douzaine de chalets dispersés par-ci et par-là.

Au milieu des pâturage, à 1478 mètres d'altitude, un panneau blanc sur une petite colline indique les coordonnées et l'altitude de Negressima. À plusieurs endroits on a des magnifiques panoramas sur la vallée. Sur l'alpage même les chemins avaient déjà été entretenu (l'herbe avait déjà été coupée). Malgré cela j'ai dû vérifier à deux reprises sur la carte topographique la direction à prendre. Dans les deux cas j'ai dû deviner un peu car la trace ne correspondait pas tout à fait à celle indiqué sur la carte…

De Negressima à Negherina

Au-dessus du dernier chalet le chemin pénètre à nouveau dans les bois. Une centaine de mètres plus loin, juste avant un virage en épingle, j'ai remarqué un cairn sur la droite du chemin (vers 1590 mètres d'altitude). Sur le moment je me suis souvenu que, pendant la préparation de la course, j'avais lu d'une sente qui menait à l'alpage de Negherina. J'étais monté à un bon rythme et mes jambes ne montraient aucun signe de fatigue. Dès lors j'ai changé mon programme et j'ai décidé de suivre le cairn et de partir plein S.

Une série de cairns aident à traverser le pierrier et mènent à une sente relativement bien marquée qui poursuit dans les pentes herbeuses. Des traces de peinture délavée de couleur turquoise indiquent le parcours à suivre (les plus difficile c'est de les repérer). Quelques dizaines de mètres plus loin j'ai trouvé un chemin entretenu (débroussaillé), du coup la direction à suivre était évidente.

Le chemin, très escarpé, arrive face à une haute paroi rocheuse et une viré sécurisée permet de franchir le passage vertigineux. Le chemin remonte ensuite puis rejoint très vite celui indiqué sur les cartes topographiques, puis par un large zigzag on descend jusqu'à l'alpage Negherina (P. 1544, sans nom sur les cartes topographiques). Comme depuis les autres alpages, la vue sur la vallée est imprenable.

De Negherina à Alpe di Tónsgia

Je me suis posé sur une grosse pierre pour contempler le Val Riviera (il fallait aussi que je reprenne un tantinet mes forces). J'ai ensuite suivi le même chemin jusqu'à la bifurcation puis j'ai poursuivi par le branchement de droite. Hélas personne n'avait coupé (pour l'instant?) les hautes herbes qui couvraient le chemin. Au moment même où je me suis demandé si je suivais le bon parcours j'ai repéré un gros dessin de couleur turquoise sur une pierre, mais il était tellement délavé que j'ai dû m'approcher de plusieurs mètres afin de réussir à déchiffrer le mot Tongia.

La sente n'était pas plus facile à suivre bien que la réponse à ma question fût positive. En effet par moments les hautes herbes recouvraient complètement le chemin. Sur d'autres tronçons il n'y avait ni herbe ni sente. Dans tous les cas il fallait bien observer pour repérer la suite du parcours et des cairns m'ont facilité la tâche à plusieurs reprises.

Vers 1725 m d'altitude environ on rejoint le sentier Negressima – Tongia. Celui-ci est bien marqué et la progression jusqu'à Alpe di Tongia (parfois écrit Tónsgia) ne pose aucun problème.

Sur le plateau herbeux il y a deux chalets en pierre. La vue sur les vallées Riviera et Leventina est extraordinaire. Je me suis installé sur un banc en bois pour manger mon sandwich tout en profitant de ce panorama.

D'Alpe di Tónsgia à Alpe di Chierisgév

À Alpe di Tónsgia on retrouve des panneaux blancs installé par la bourgeoisie de Biasca. De mon côté j'ai poursuivi en direction d'Alpe di Chierisgév (parfois écrit Chierisgéu). Le chemin monte toujours et pénètre à nouveau dans une forêt de conifères.

Mes jambes commençaient à accuser la fatigue des quelques 1600 mètres de dénivelé, alors quand j'ai rejoint la bifurcation vers 1870 mètres d'altitude j'ai poursuivi tout droit (le branchement de droite mène, en une bonne heure de marche, à Lago, un petit lac où le Ri della Froda prends ses sources).

Après la bifurcation le sentier monte encore une bonne dizaine de mètres, puis c'est le début de la longue descente. On vient d'atteindre le point culminant de la randonnée qui est donc une cinquantaine de mètres plus haut par rapport à Alpe di Tónsgia

Quelques ouvertures dans la forêt permettent d'apercevoir les chalets d'Alpe di Chierisgév. Vers 1835 mètres d'altitude le chemin sort de forêt, puis j'ai traversé les pâturages sous une chaleur étouffante jusqu'à rejoindre le premier chalet. Partir à droite et gagner un groupe de chalets.

D'Alpe di Chierisgév à Alpe di Compiett

Depuis les habitations un sentier part d'un faux plat jusqu'à une fontaine et j'ai profité pour m'hydrater. J'ai failli poursuivre "tout droit" (en direction E) sur un chemin bien marqué quand j'ai vu un panneau en bois avec gravé Compiett. Celui-ci indiquait un semblant de sente qui descends vers la forêt. J'ai consulté la carte topographique et constaté que le sentier qui part plein E n'est même pas indiqué. J'ai donc suivi la sente qui descends plein N et entre aussitôt en forêt. En sous-bois la chaleur était plus supportable (il y avait même une légère brise très agréable) et le chemin était à nouveau bien visible.

Vers 1550 mètres d'altitude on arrive à une bifurcation. Le chemin indiqué sur la carte topographique est celui de gauche et de celui de droite il n'y a pas mention. Or, le chemin de gauche était partiellement caché par des hautes herbes tandis que celui de droite était bien mieux entretenu. J'ai décidé de suivre ce dernier qui m'a rapidement mené à hauteur des premiers chalets d'Alpe di Compiett.

En sortant de forêt j'ai été stupéfait par les parois rocheuses d'environ 800 mètres de haut de Pizzo Magn et de Mottone di Cava. Face à ces mastodontes je me suis senti tout petit… Sur ma droite (plein E) je voyais au lointain une jolie chute d'eau (à hauteur d'Alpe di Pontima) et, plus bas, au milieu de l'alpage de Compiett, un long pont qui traverse le cours d'eau. J'ai accéléré le pas car j'avais envie de me rafraîchir un peu dans le ruisseau. Quel ne fut ma surprise quand, à proximité du pont, j'ai découvert le lit du cours d'eau complètement asséché. Dépité j'ai traversé le pont et j'ai remonté une courte pente en haut de laquelle j'ai trouvé une fontaine. Ce n'est pas du tout la même chose qu'un ruisseau, mais j'ai pu me rafraîchir le visage.

D'Alpe di Compiett à Nadro

Depuis la fontaine suivre la route forestière en direction de Biasca (panneaux du tourisme pédestre) que d'un faux plat jusqu'à Pieisgèra (parfois écrit Piansgera). On passe en dessous de deux chalets où on trouve une fontaine sur la gauche de la route. Juste après quitter la route et descendre à travers les prairies. Il n'y a pas d'indications mais la sente est relativement bien visible. Il y a plusieurs bifurcations et à chaque fois il faut poursuivre sur le branchement de gauche.

Après avoir dévalé une centaine de mètres, on arrive en haut d'un précipice. En contrebas, sur un promontoire, on aperçoit les toits des chalets de Nadro. Pour franchir la falaise le sentier part à gauche (plein E) et entre dans une forêt éparse. Des fougères de presque ma taille envahissaient le chemin, rendant la progression plus lentes (je devais faire attention à où je posais les pieds pour ne pas trébucher).

Le chemin arrive presque au bord du Ri della Fronda pour repartir ensuite vers l'W.

En sortie de forêt on continue par une série de courtes montées et descentes au bord de la falaise. Quelques jolies marches en pierre permettent de franchir aisément un passage aérien. On longe ensuite un mur fait de dalles naturelles et on gagne finalement Nadro.

De Nadro à Ra Bédra Do Vent

J'ai suivi le chemin jusqu'aux chalet à l'arrivée d'un vieux fil pour téléphérique désormais désuet. La forte chaleur m'a découragé de visiter le promontoire depuis où on doit avoir une vue surplombante sur Biasca. J'ai donc directement suivi le chemin qui passe sous le câble du téléphérique puis et à côté d'un deuxième chalet. Pour gagner la partie inférieure de l'alpage de Nadro on traverse une petite forêt. Comme sur les autres alpages visités auparavant, on trouve un panneau blanc qui indique les coordonnées et l'altitude.

Le chemin entre dans une forêt d'hêtres. La descente en zigzag est de plus en plus raide et casse-pattes. Des marches en pierre remplacent ensuite le chemin pour mieux franchir les sauts dans les rochers. Comme pour la montée à Negressima, on ne peut que contempler avec beaucoup d'admiration le travail effectué par les alpagistes.

Quelques fenêtres dans la forêt nous offrent des points de vue surplombants sur Biasca avec l'église Santi Pietro e Paolo particulièrement visible. D'autres nous proposent des panoramas originaux, auxquels généralement seulement les oiseaux ont droit, sur le croisement des vallées Leventina, Blenio et Riviera.

Un vent s'était levé (chose apparemment assez fréquente sur ce flanc de la montagne) et à quelques reprises je dû faire attention aux rafales qui essayent de me déséquilibrer.

La descente comporte une looooooooooooooooooongue série de marches avec plusieurs passages aériens. Comme pour la montée à Negressima le chemin est assez large pour qu'une vache puisse y passer, mais il n'y a pas de câbles auxquels éventuellement se tenir.

Vers 900 mètres d'altitude le chemin passe à côté du chalet de Ra Bédra Do Vent (Le Bouleau du Vent) qui semble abandonnée.

De Ra Bédra Do Vent à Biasca

Une nouvelle série de marches habilement construites avec des pierres découpés ou posés aux rochers permettent de poursuivre dans la raide descente. On dévale ainsi environ 200 mètres de dénivelé d'un rien. J'ai tout de même dû ralentir un peu mon rythme car les jambes accusaient de plus en plus la fatigue et trébucher sur une grosse marche n'est vraiment pas recommandé.

Les marches se terminent juste avant un pont en bois qui traverse le Ri di Nadro (le Ruisseau de Nadro), un ruisseau avec très peu d'eau (sauf apparemment en cas d'orages).

Sur rive droite on retrouve un chemin plus classique (salué par mes genoux). En quelques minutes on traverse deux autres ponts. Sous le troisième le ruisseau a excavé des trous et des toboggans dans le granite. L'eau limpide et la forte chaleur donnaient très envie de se baigner, mais une fine couche de substance visqueuse sur les pierres m'a fait changer d'avis…

J'ai dévalé la dernière centaine de mètres jusqu'à rejoindre un large chemin. Partir à gauche et traverser un barrage sur le Ri di Nadro. Vu la taille de l'oeuvre on peut s'imaginer la puissance du ruisseau transformé en torrent en cas de fortes pluies!

Sur rive gauche, continuer à plat sur une centaine de mètre jusqu'à rejoindre l'église de Santi Pietro e Paolo. Autour de l'église j'ai (presque) été content de voir du monde. Pendant toute la randonnée je n'ai en effet croisé que trois personnes: les deux débroussailleurs et une autre personne qui faisait une sieste sur l'herbe à côté d'un banc à Negressima.

Depuis l'église, retourner au point de départ par le même parcours qu'à l'aller.


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