Accès

Accès en voiture

Prendre l'autoroute A9 jusqu'à la sortie Vevey, puis rejoindre le village de Blonay. Suivre ensuite les indications pour Les Pléiades. La route n'est pas très large mais les voitures peuvent généralement se croiser sans problèmes. Continuer jusqu'au grand parking Les Motalles, aux abords du hameau de Lally.

Accès en transports publics

Au départ de Vevey prendre le train crémaillère pour Les Pléiades. Descendre à l'arrêt Lally et suivre la route principale à la descente sur environ 900 m jusqu'à rejoindre le parking Les Motalles.

Le sentier de l'Ermite

Du parking Les Motalles partir plein N sur une route carrossable en direction des Tenasses (les panneaux du tourisme pédestre sont à proximité du pont à l'entrée du hameau de Lally).

Une vingtaine de mètres plus loin suivre le balisage jaune et continuer sur le branchement de gauche.

Après quelques pas, notre regard a été attiré par une feuille A4 écrite à main et plastifiée qui était accrochée au tronc d'un arbre. Elle décrit le Vératre blanc, une plante vénéneuse qui pousse dans les pâturages. C'est le premier d'une longue série de panneaux didactiques artisanaux disséminés tout au long du parcours et qui décrivent des plantes, des fleurs ou des animaux qu'on peut croiser dans la tourbière.

La prairie était remplie de fleurs très colorées sur lesquelles papillons et abeilles butinaient joyeusement. Le spectacle était magnifique (il faut juste faire abstraction du télésiège des Motalles).

La tourbière des Tenasses

Une passerelle en bois remplace rapidement le sentier. Elle est indispensable pour progresser sans s'enfoncer dans le sol humide du marais des Tenasses.

On passe à côté d'un large panneau didactique qui décrit l'histoire du marais. La passerelle longe ensuite la lisière de forêt. La progression est lente car nous nous arrêtons souvent pour lire l'une des innombrables feuilles A4 plastifiées ou juste pour admirer faune et/ou flore.

Continuer jusqu'à une bifurcation. Laisser le sentier balisé et poursuivre sur le branchement de droite (direction L'Ermite). La passerelle pénètre dans la forêt et le décor change complètement: les prairies ont laissé la place aux pinacées et le sol est recouvert de myrtilliers remplis de fruits mûrs. Comme indiqué sur des panneaux il est important de ne pas sortir de la passerelle afin de préserver les espèces végétales. Nous nous sommes donc limités à ramasser les myrtilles qui étaient à portée de main…

Les plantes carnivores

Gagner une nouvelle bifurcation, puis partir à gauche sur quelques mètres jusqu'à une zone plus dégagée. Le sol du marais est, par définition, très acide, gorgé d'eau et pauvre en nutriments car alimenté uniquement par la pluie. Dans ce milieu seulement quelques espèces très spécialisées peuvent survivre. C'est par exemple le cas des plantes carnivores qui compensent le manque de substances nutritives dans le sol par la chasse aux insectes. En début de saison on peut admirer les rossolis à feuilles rondes qui couvre ses feuilles de poils qui terminent par une goutte de liquide sucré, gluant et plein de sucs digestifs. Ces poils agissant comme des tentacules et ne laissent aucune chance aux insecte emprisonnées.

Lors de notre visite les rossolis à feuilles rondes avaient déjà laissé la place à la sarracénie pourpre, une plante importée d'Amérique du Nord en 1919. Ses feuilles ont une forme d'urne et sont remplies d'eau et de sucs digestifs. Les insectes, une fois à l'intérieur, glissent sur les parois et restent piégés dans le liquide où ils sont ensuite digérés tranquillement. La plante a des couleurs très vifs et captivants.

Nous sommes restés un bon moment à les observer. C'est ainsi que nous avons pu observer quelques grenouilles se faufiler entre ces plantes, elles aussi à la recherche d'insectes.

La résonance du bois

Rebrousser chemin jusqu'à la bifurcation et partir à gauche (plein E) sur une autre passerelle. Quelques dizaines de mètres plus loin il n'y a plus de planches en bois au sol et c'est sur un sentier classique qu'on continue. Traverser une clairière puis par une courte montée rejoindre une route goudronnée. Passer de l'autre côté et continuer sur un large chemin recouvert de copeaux. Ce chemin n'est pas indiqué sur les cartes topographiques, mais il est parfaitement marqué et très bien entretenu. Il faut vraiment faire des efforts pour perdre la trace…

Le sentier mène jusqu'à un petit couvert en bois pour… un tronc. Le visiteur est incité à taper sur ce tronc pour écouter la résonance du bois. Juste à côté un banc permet de faire une pause. Nous en avons profité pour savourer notre pique-nique.

Continuer à suivre le sentier jusqu'à une route goudronnée. Partir ensuite à gauche et, après une trentaine de mètres, bifurquer à droite sur un chemin forestier (tracé sur les cartes topographiques) en légère descente.

Étang et place de pique-nique

Quelques panneaux didactiques plus tard on arrive dans une magnifique zone plus dégagée. À gauche on aperçoit un petit étang et sur la droite il y a une jolie place équipée de tables de pique-nique. Par beau temps ça vaut vraiment la peine de s'attarder dans le coin afin de profiter et d'observer la flore et la faune de l'étang. De notre côté nous avons fait le tour de la petite étendue d'eau en toute vitesse car il avait commencé à pleuvoir des cordes…

Le refuge de Pautex

Continuer sur le chemin jusqu'à rejoindre une route goudronnée. À travers les arbres on aperçoit le Refuge de Pautex. Partir à droite et suivre la route goudronnée sur quelques dizaines de mètres, puis partir de nouveau à droite et remonter des marches en bois (balisage jaune). Le sentier serpente dans la forêt. La pluie continuait de tomber, mais la forêt nous protégeait un tantinet. Un orage semblait en revanche se rapprocher avec deux heures d'avance par rapport aux prévisions météo. Nous avons donc décidé d'accélérer le pas et d'ignorer les feuilles didactiques.

Le sentier mène à une nouvelle route goudronnée. Partir à gauche et la suivre sur environ 200 mètres, puis laisser la route à droite et poursuivre sur un chemin recouvert de copeaux (non plus indiqué sur les cartes topographiques).

L'âge des arbres

Après quelques pas on arrive au poste où on apprend à connaître l'âge des arbres en comptant les rondelles du tronc.

Le sentier serpente ensuite dans la forêt sur quelques 600 mètres avant de rejoindre un chemin forestier qui nous ramène très vite au point de départ.

Par beau temps on peut rallonger le plaisir en profitant des magnifiques tables en bois et du grill installés à côté du parking.